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Juin 2004, offensive contre l’ONU et l’Etat en République Démocratique du Congo



La guerre que se livrent plusieurs Etats de la région sur le territoire de la République Démocratique du Congo est certainement l’une des principales raisons de l’absence de révolte importante dans la partie sud de l’Afrique au cours de la deuxième moitié des années 1990. On peut se demander si le début du conflit est une conséquence directe, c'est-à-dire une forme de leur répression, des intenses émeutes qui ont secoué au début de cette même décennie l’Etat qui s’appelait alors le Zaïre. Toujours est-il que comme on a pu le constater dans d’autres régions du monde, en Algérie au même moment par exemple, la permanence d’un conflit militaire, qui en s’enracinant prend la forme d’une guerre civile, paraît un des moyens les plus sûrs de tuer dans l’œuf toute velléité de révolte chez les pauvres qui en font les frais ou qui sont soumis à sa menace. Qu’ils servent à entretenir la peur et à générer des traumatismes, ou qu’ils canalisent et dévient la colère et l’insatisfaction, les affrontements armés encadrés s’intègrent adéquatement à la tâche des gestionnaires de ce monde, consistant à maintenir hors de portée tout véritable débat des humains sur leur vie.

Paradoxalement, c’est un épisode de cette guerre qui est à l’origine, en tant que déclencheur, des faits négatifs rapportés ici. Il s’agit donc de prendre en compte cette situation guerrière et ce qu’ont été ses phases, non pour leur reconnaître un rôle essentiel du point de vue de l’histoire, mais pour saisir le contexte dans et contre lequel survient ce soulèvement.

Le 2 juin 2004, deux colonnes de rebelles s’emparent de Bukavu dans l’est du pays. La ville est le chef-lieu de la province du Kivu, qui, depuis que la guerre a commencé, est un de ses principaux théâtres d’opérations. Parce qu’elle est frontalière avec le Rwanda, la région a vu débarquer à la fin du mois de juillet 1994 plus d’un million de réfugiés auxquels est accolée l’étiquette ethnique « hutu ». Encadrés par les troupes des Forces armées rwandaises (FAR) et par les Interahamwés (miliciens identitaires rwandais), ces exilés fuyaient l’avancée du Front patriotique rwandais (FPR, étiqueté tutsi) qui venait de prendre le pouvoir à Kigali et dont ils craignaient les représailles suite aux massacres perpétrés au cours du printemps 1994, dont les FAR et les Interahamwés furent les organisateurs initiaux [1]. Depuis cet important déplacement de pauvres, permis par l’intervention de l’armée française qui l’a couvert lors de « l’opération turquoise », toute la province est au cœur d’un conflit militaire qui dure encore aujourd’hui. C’est de là notamment qu’est partie en 1996 la rébellion qui, menée par Kabila père et appuyée par le Rwanda et l’Ouganda, a fait chuter Mobutu au mois de mai 1997. Si cette rébellion armée, constituée tout d’abord d’humains regroupés sous l’appellation « banyamulenge » (tutsis d’origine rwandaise installés au Congo-Kinshasa), a été présentée comme une réponse aux exactions commises contre la communauté banyamulenge par les miliciens rwandais fraîchement arrivés, cela en complicité avec Mobutu, elle paraît surtout être le moyen pour les gestionnaires rwandais et ougandais de mettre la main sur l’est du pays. Cette zone stratégique est convoitée pour plusieurs raisons, notamment pour la richesse de ses ressources minières, la République Démocratique du Congo étant le premier producteur mondial de diamants et de cobalt.

Aucune explication unitaire ne saurait de toutes façons expliquer pleinement les multiples alliances, les accords passés, les motivations des acteurs du conflit. Les journalistes et les spécialistes peuvent bien accumuler investigations ethnicistes et analyses économistes, ils se trompent toujours. Les chefs de guerre et autres bureaucrates africains procèdent pourtant avec une « logique » identique à la leur : à partir du postulat de l’immuabilité de la société humaine sous sa forme actuelle, à partir de l’ignorance de l’histoire, ils se font les exécutants bernés de pensées objectivées, des croyances dominantes.

Une fois au pouvoir, l’opportuniste Kabila fit faux bond à ses alliés de la veille, leur reprochant entre autres choses de vouloir une trop grosse part du gâteau congolais. Débuta alors ce qui sera appelé la deuxième guerre du Congo. Dirigée cette fois-ci contre Kabila, elle partit de nouveau d’une rébellion de soldats banyamulenges au Kivu au cours de l’été 1998. Le conflit prit alors une dimension plus importante avec l’entrée en scène de nouveaux Etats belligérants. La rébellion était soutenue par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi ; la Namibie, l’Angola, le Zimbabwe et le Tchad prirent le parti de Kabila. La supériorité des groupes de rebelles – le RCD (Rassemblement congolais pour la démocratie) dans un premier temps, rejoint ensuite par le MLC (Mouvement pour la libération du Congo) – mena rapidement à une partition du pays, l’Est tombant sous la coupe du camp ougando-rwandais. A ce stade, les rebelles furent tout près de faire tomber Kinshasa, mais leurs dissensions entraînèrent un rééquilibrage des forces. L’opposition de deux fronts unis laissa la place à un conflit éclaté. En 2002, des négociations arbitrées par l’ONU aboutirent au départ des soldats étrangers. La guerre n’en était pas pourtant terminée, elle devint seulement intermittente, ne se jouant plus qu’entre les multiples milices et groupes congolais financés par les Etats voisins. Au mois de juin 2003, la constitution d’un gouvernement de transition qui intégrait les deux partis de la rébellion marqua la fin officielle de la guerre. Avec plus de 3 millions de morts, il s’agirait du conflit militaire le plus meurtrier ayant eu lieu depuis la « seconde guerre mondiale ».

A la fin du mois de mai 2004, des combats reprennent donc au Kivu et aboutissent une semaine plus tard à la prise de Bukavu par les troupes de deux chefs militaires dissidents. Les deux rebelles, Mutebusi et Nkunda, justifient leur offensive par les persécutions que commettraient les forces du commandant militaire de la région, Mbuza Mabe, contre la communauté banyamulenge. Dès que la nouvelle de la chute de Bukavu parvient au reste du pays, une colère unanime éclate contre tout ce qui représente la mission des nations unies en RDC, à qui il est reproché de ne s’être pas opposée à l’avancée rebelle. Car cette fois, contrairement aux deux soulèvements militaires précédents au Kivu, l’ONU est présente au Congo-Kinshasa. Depuis 1999, date de la création de la « MONUC » (Mission de l’organisation des nations unies au Congo), elle a augmenté progressivement ses effectifs, se présentant comme garante de la stabilité de la région. En 2004, au moins 3 500 de ses hommes sont déployés au Kivu, parmi les 10 000 actifs sur le territoire congolais, la base de ce détachement se trouvant à Bukavu.

Plus importante des 17 missions de l’ONU dans le monde en 2004, la MONUC ne se limite pas à un contingent militaire. C’est toute une infrastructure qui est en place, d’une division électorale chargée d’assister l’Etat dans l’organisation d’élections à la « Composante de la Police Civile » (CIVPOL) qui encadre la police nationale congolaise, en passant par la « Section des Affaires Humanitaires » et « la division de l'Information Publique » comprenant la radio « Okapi » censée être le « relais communicationnel entre la MONUC et le public congolais ». Ainsi derrière l’objectif officiel de maintenir la paix, la « mission » travaille depuis cinq ans à importer et à mettre en application un mode de gestion, associé à un mode de pensée, dans cette partie de l’Afrique.

Le mode de pensée dont il s’agit s’est imposé au sortir de la guerre interétatique généralisée du milieu du 20ème siècle, qui permit au camp de la conservation d’écourter le débat entamée par les révoltés d’alors. L’interruption de cette phase de répression s’est soldée par une réorganisation des gestionnaires occidentaux sur la base d’une morale et d’une idéologie communes, vouées à devenir la morale et l’idéologie suprêmes pour l’ensemble des humains. Au moment où la révolution russe bouillait encore, la fin de la « première guerre mondiale » avait déjà été l’occasion de commencer cette réorganisation avec la création d’une « société des nations ». Le mot d’ordre affiché consistait dans le maintien de la paix mondiale. Deux décennies plus tard, l’instauration de l’ONU prolonge ce plan.  

« Maintenir la paix et la sécurité dans le monde » reste aujourd’hui la principale justification d’une telle organisation. C’est un organe dont le rôle principal est de faire office de police internationale selon l’ordre tel qu’il est défini en Occident, pour son respect et par conséquent pour sa propagation. Il n’est au bout du compte qu’un moyen commun mis en place par une coalition d’Etats en fonction des intérêts de ces Etats. Mais le mouvement de la pensée dans le monde ayant depuis le milieu du siècle débordé de toutes parts la vieille institution étatique, l’organisation onusienne sert davantage l’hégémonie de la pensée conservatrice dominante, que des perspectives réellement conscientes mises au point par les « princes » modernes en fonction d’intérêts particuliers. C’est la ruse de l’aliénation, en conservant leurs places par tous les moyens à leur disposition, les kapos à son service œuvrent également à la conservation de la pensée conservatrice dominante, dont ils ne sont pas pour autant les plus zélés propagandistes. L’information occidentale reste dans ce domaine à l’avant-garde.

Un tel travail policier est justifié par une morale, qui consiste à sacraliser la survie des humains, à la placer comme motif central hors de toutes discussions, à la prétendre absolue. Comme toute morale, elle n’est ni le fruit d’un débat ni fondée sur un véritable but, n’appartient à aucun des individus qui s’y soumettent, y croient et se taisent, elle impose juste la soumission, la croyance et le silence. A travers la sacralisation de la survie, c’est le débat sur la vie qui est censuré, et plus particulièrement toute dispute cruciale à ce sujet qui est interdite. L’occultation de l’actualité de l’histoire s’accompagne d’une volonté affichée d’éradiquer la guerre, de ce fait c’est la dispute elle-même qui est condamnée au nom d’un droit désormais international. Du point de vue occidental, la guerre n’a plus qu’une fonction pacificatrice, celles menées par l’Occident tirent d’ailleurs de là leur justification.

Il s’agit donc plus précisément de maintenir la paix et la sécurité dans le monde où dominent l’Etat, la marchandise et l’information dominante, en occultant le parti pris conservateur qui motive un tel objectif. Le bras armé de l’ONU offre ainsi de régulières illustrations de la contradiction inhérente à sa prétention intenable : imposer la paix par la force au nom de principes supérieurs. Sur la base de cette légitimation, les organisations internationales occidentales exportent les valeurs de la middleclass dans les zones du monde où l’on y est encore réticent.

La pacification de la RDC n’est ainsi qu’une tâche parmi d’autres de la mission onusienne, l’application du modèle de gestion occidental tient une place importante comme il est possible de le constater sur le site internet de la MONUC : la CIVPOL s’emploie à « Rehausser les valeurs morales et les qualités professionnelles de la PNC (Police nationale congolaise) (…) (à) Accroître la confiance de la population en sa police (…) », tandis que la section humanitaire s’efforce de sauver le maximum de vies humaines et que le « Bureau du Genre » travaille à « (…) accroître la participation des femmes à la vie politique, aux processus de paix ». On voit là à l’œuvre tout le travail de modernisation du contrôle des pauvres : sacralisation de la survie, victimisation, validation de divisions inessentielles et amélioration des techniques policières.  

Parce qu’il ne sont que le produit historique de l’aliénation, qu’ils s’imposent au cours de ces phases où la menée du débat s’interrompt, et qu’ils conservent pour cela un caractère profondément religieux, morale et droit souffrent toujours de leur confrontation avec la vérification pratique. Comme toute pensée préconçue théoriquement qui prétend toutefois à l’absoluité, leur relativité apparaît à la lueur des événements négatifs, comme les valeurs d’impartialité et d’objectivité de ceux qui s’en réclament tombent à cette occasion. Le 2 juin 2004 à l’annonce de la prise de Bukavu, lorsque des centaines voire des milliers de personnes (les chiffres oscillent entre 600 et 10 000 pour la capitale) encerclent les installations de l’ONU à Kinshasa et à Kisangani, c’est toute la vertueuse neutralité onusienne qui est mise en doute. Les manifestants, pour certains armés de gourdins et de bâtons, caillassent le siège onusien et incendient plusieurs des véhicules garés autour. A Kisangani, deuxième ville du pays, un hôtel où logent les employés de la MONUC est attaqué et brûlé. Ceux qui disposent d’habitations personnelles ne sont pas épargnés, certaines sont prises d’assaut par les manifestants. Dans cette même ville, la colère se porte également contre d’autres agences de l’ONU telles que le PAM (programme d’aide alimentaire) et le PNUD (programme des nations unies pour le développement) qui sont saccagés et pillés. A Bukavu même, une foule met à sac deux bateaux du programme d’aide alimentaire, s’emparant de 300 tonnes de nourriture.

Une organisation droitdelhommiste signale « une vague de protestation et de tension au sein de la population congolaise sur l’ensemble du territoire, notamment à Kinshasa, Kisangani, Lumumbashi, Klemie et Kindu. » D’après la même source, les événements dans la capitale prendraient une telle ampleur que les flics débordés tireraient à balles réelles, il y aurait au moins sept manifestants abattus.

On comprend par l’intermédiaire du journal congolais L’Avenir, dont un article est reproduit sur le site de DigitalCongo, que les installations de l’ONU ne sont pas les seules cibles des Kinois, ils dévastent notamment le siège social du RCD qui compte des ministres au sein du gouvernement de transition. Selon le même article, la colère des manifestants, principalement composés d’étudiants, ne serait motivée que par des sentiments patriotiques face à ce qui est présenté par ce journal local comme une nouvelle incursion rwandaise sur le territoire congolais – il est dit ici que 8 000 soldats rwandais auraient appuyé Nkunda lors de la prise de Bukavu. A travers cet échantillon de la presse congolaise, on peut imaginer le rôle possible de cette information dans le déclenchement des faits. Elle a logiquement une influence supérieure à l’information occidentale sur le terrain, et insiste sur l’argument nationaliste pour expliquer la révolte. Mais cette thèse, consistant à attribuer la déferlante gueuse au profond attachement des pauvres du Congo-Kinshasa à leur pays menacé par l’étranger, va devenir de plus en plus bancale au fil des heures.

Le jeudi 3 juin, ils sont encore plus nombreux (entre 10 000 et 30 000) à envahir les rues de Kinshasa, et ce ne sont pas seulement des étudiants, les shégés – les enfants des rues de la capitale – sont aussi de la partie. Si les slogans scandés par les manifestants et reproduits par la dépêche AP du jour peuvent encore s’accorder avec une possible interprétation nationaliste (« l’Etat est mort », « nous allons punir l’ONU nous-mêmes », « Kabila est complice du Rwanda »), les actes collectifs commencent à former des perspectives moins connues. La foule fond d’abord sur une base logistique de l’ONU et s’emploie à la vider de son contenu. Face à la marée humaine, les soldats onusiens, dont les chefs ont justifié leur passivité à Bukavu par l’absence de mandat pour faire la guerre, tirent à balles réelles sur les assaillants. Les troupes de la paix font entre deux et cinq morts parmi les pillards, beaucoup plus d’après des témoins. De nouveau le siège d’un parti politique est attaqué, cette fois c’est celui du MLC qui part en flammes. D’après le média chinois Xinhuanet, des bâtiments gouvernementaux seraient aussi visés. Malgré le début du retrait des troupes de Nkunda à Bukavu et les discours télévisés de Kabila fils [2] qui accuse le Rwanda de soutenir les rebelles et appelle au calme, jouant de la même façon que la presse locale sur le sentiment nationaliste à l’adresse des émeutiers (« I understand your anger and indignation that you expressed when Bukavu fell. This shows your attachment to national unity, he said. Nevertheless, the solidarity you’re expressing cannot at all justify the excesses that took place. »), les excès reprennent le vendredi à Kinshasa. Le prétexte initial paraît maintenant bien loin, si ce n’est quelques traces dans les cris de colère contre l’ONU et le gouvernement. Les révoltés arpentent les rues armés de bâtons, cassent des voitures, dressent des barricades. Ils assaillent un commissariat et, victorieux dans la bataille contre les flics, l’incendient après l’avoir délesté de son stock d’armes. Les habitations d’employés onusiens sont encore attaquées, certains d’entre eux sont tabassés. Sous la pression, le gouvernement et l’ONU se renvoient la responsabilité des troubles. Jusque dans l’information, l’événement passe de l’épisode d’un conflit militaire à la révolte. Tous les vols internationaux en direction de Kinshasa sont annulés, la totalité des commerces est fermée, et il semble que plusieurs autres villes du pays connaissent un désordre similaire.

En l’espace d’une journée, sous l’effet d’une répression qui n’aurait fait que cinq morts supplémentaires dans la capitale – dus à des tirs de flics contre des manifestants saccageant des stations-service – la situation passe d’une intensification des actes négatifs à un surprenant retour au calme.   
 

Comme l’information congolaise n’est présente sur Internet que de manière très rudimentaire, c'est-à-dire sans archives, je n’ai pu accéder à des informations plus détaillées que par le biais de journaux internationaux pour les journées du 5 et du 6 juin. Ces dernières sources se bornent à regarder ce qui les intéresse, le décor idéologique que la révolte avait commencé à ébranler. Il faut donc croire que les émeutiers n’ont pas poussé assez loin leur offensive pour créer une brèche suffisamment importante et faire jaillir une parole nouvelle. Les ennemis de la révolte peuvent reprendre leurs occupations. L’ONU évoque la possibilité d’envoyer de nouveaux contingents militaires, et effectivement au 30 juin 2005 il y aura plus de 16 000 casques bleus en poste en RDC.  Le 11 juin 2004, une tentative de putsch par une partie de la garde officielle de Kabila échoue à Kinshasa, de leur côté les forces congolaises ont repris Bukavu.   



Première rédaction en septembre 2005, révisé pour publication en juillet 2007


1. Il faut dire ici, contre une trop simpliste interprétation ethniciste, que si les « tutsis » furent les principales victimes de ce qui sera appelé un génocide, de nombreux « hutus modérés » furent également tués au cours de l’emballement meurtrier de 1994. Ce moment n’en a pas moins pour origine l’entretien et l’exacerbation par le pouvoir rwandais de divisions des pauvres dont l’argumentation idéologique est en partie l’œuvre des colonisateurs occidentaux.
2. Joseph Kabila a remplacé son père,  Laurent-Désiré,  à la tête du pays après l’assassinat de ce dernier en 2001.


Documents utilisés :

04-06-02 - Diario EL PAIS -- Rebeldes congoleños cercaron a cascos azules uruguayos
04-06-02 - Reuters Yahoo! Actualités -- La RDC dénonce une agression rwandaise à Bukavu
04-06-03 - Xinhuanet -- Seven killed in anti-UN demonstrations in Congo
04-06-03 - AP Yahoo! Actualités -- Coups de feu près du quartier général des Nations unies à Kinshasa
04-06-03 - azcentral -- Congo mob storms U_N_ bases in capital
04-06-03 - BBC News -- Congolese riot over UN 'failure'
04-06-03 - AP Yahoo! Actualités -- L'ONU tire sur des manifestants à Kinshasa: au moins deux morts
04-06-03 - DigitalCongo -- Prise de Bukavu par l’Apr : Emeute à Kinshasa, Kisangani et Bukavu
04-06-03 - FIDH -- Agressions contre la MONUC
04-06-04 - The Scotsman -- Rebel Pullback Fails to Halt Riots
04-06-04 - AP Yahoo! Actualités -- Congo-Kinshasa : Kabila appelle au calme
04-06-04 - FT.com -- Angry crowds riot in Congo
04-06-04 - Diario EL PAIS -- Abandonan la ciudad tomada pero persiste la tensión
04-06-05 - Chicago Sun Times -- U.N. troops in control of city as leader urges calm in Congo
04-06-05 - La Prensa -- Continúan las protestas contra la ONU en el Congo
04-06-05 - AFP Yahoo! Actualités -- RDCongo : les soldats dissidents développent leurs opérations dans l'est
04-06-06 - Diaro EL PAIS -- Congo: Dos Cascos azules mueren en un ataque
04-06-06 - USATODAY -- U.N. convoy in Congo attacked
04-06-07 - CNN -- Renegades battle forces in Congo
04-06-07 - New Vision allAfrica.com -- Congolese Riot Over UN Failure
04-06-08 - Reuters Yahoo! Actualités -- L'Onu appelle au calme en République démocratique du Congo
04-06-11 - Reuters Yahoo! Actualités -- Tirs et explosions à Kinshasa en RDC
04-06-12 - Pravda -- Kinshasa Failed Coup Attempt
04-06-12 - Reuters Yahoo! Actualités -- Kabila ordonne à l'armée de rétablir l'ordre en RDC
04-06-14 - Business Day -- Coup bid, Bukavu battle bring week of fear to Congo





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