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En s’appuyant sur la chronologie générale 2003-2006, plan à l’échelle la plus grande dont les indications ne font que rendre visible la surface de ce qui a eu lieu, il s’agit d’en explorer, d’en examiner les composantes. A partir de notre veille continue et systématique, nous opérons un traitement plus approfondi des faits retenus. Par le recoupement des différents documents qui leur sont relatifs, ceux du recueil d’origine auxquels, parfois, nous en ajoutons d’autres par des recherches complémentaires, nous essayons de nous placer dans le sillage le plus proche des voies empruntées par l’ensemble de leurs auteurs. Dans l’intention de redonner une unité aux situations prises une à une, d’en reconstituer le fil respectif, on accède alors à une vision inédite.


Nous projetons un premier mode de publication des résultats de notre entrée dans le détail des faits, suivant deux orientations principales :


Des comptes-rendus détaillés : ils concernent plutôt les situations d’envergure moindre, l’essentiel consistant d’abord à en présenter le déroulement, à en mettre en évidence un commencement, un cœur et une évolution, une issue. Dans la chronologie, les lignes correspondantes servent d’amorces. Le passage au compte-rendu équivaut à un mouvement de zoom avant, pour une vision qui se précise.
 
S’ils contiennent en premier lieu des descriptions au plus près possible des faits, ces comptes-rendus « simples » ne sont pas neutres pour autant. Par l’éclairage ainsi permis, la partialité et les raccourcis des différents rapports journalistiques sont déjà révélés. Nous en augmentons aussi l’intensité par nos propres commentaires, assez succincts à ce stade, sur le sens de ce qui a pu avoir eu lieu, à partir de la version que nous en donnons. 


Des récits et analyses plus amples : ce genre de rapport réalise le même effet de zoom et d’éclaircissement, avec en plus, parce qu’il est davantage dédié à l’examen des situations négatives les plus riches, un questionnement plus creusé sur le possible qui a pu s’y découvrir, du point de vue de la spécificité des offensives menées, mais aussi par rapport aux obstacles qui paraissent en avoir stoppé ou détourné l’exploration, l’affirmation.

Alors que précédemment, le caractère « mineur » des événements nous fait préférer le registre du compte-rendu détaillé, sans quoi on risquerait de leur conférer une valeur inappropriée, ce dont on prend désormais connaissance réclame qu’on s’efforce de le traiter à la mesure de son amplitude, de sa richesse, bien plus manifestes. 


Ces deux premières manières ne se veulent pas limitatives. Elles sont encore des étapes intermédiaires, vers le développement de considérations plus générales, en particulier pour confronter, comparer, et lier les faits entre eux.



 avril 2007



Entrer dans le détail des faits






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